La CFDT-Météo siège dans les instances dites de concertation, devant les directions des services, ainsi que nous l'avons expliqué dans notre déclaration au pdg. Ce fut le cas le 5 avril pour le CT-EP, puis dans différents comités techniques. En effet, au-delà des enjeux "nationaux", où nous dénonçons les réductions de moyens imposées à Météo-France, il y a de nombreux services qui rencontrent des soucis particuliers.
La CFDT-Météo a siégé au "CTSGS" ce 24 mai 2016 ; il s'agit du Comité Technique pour les DirOP DSM et DCSC. Il se serait tenu même sans notre présence.
Siéger en Comité Technique signifie débattre.
On ne peut débattre que si les conditions sont réunies.
Il se trouve que durant sa "tournée", le PDG a annoncé ou confirmé la décision de principe de la direction d’automatiser l’alimentation des bases de production amont et la production généraliste, décision qui choque particulièrement. Par cette prise de décision autoritaire, relayée sans état d’âme dans nos services, sans étude d’impact, sans débat interne sur les différentes alternatives, la direction a elle-même fermé la porte du dialogue.
La CFDT-Méteo en a tiré les conséquences.

Déclaration CFDT-Météo au "CTSGS", Comité Technique DirOP DSM DCSC :

Ce CTSGS s’ouvre sur le constat suivant :
- 3 des organisations syndicales représentatives ont pris la décision de ne pas siéger
- aucun expert n’est présent côté représentation du personnel.
Nous avions souhaité convier des experts à ce comité pour faire préciser à la direction sa vision de l’utilisation des outils numériques, le recours aux ensembles, l’automatisation de la production, la place de l’expertise humaine, l’avenir des postes prévis etc…
Le choix d’une mise en retrait en opposition à la trajectoire déstabilisante tracée par la Direction Générale se comprend. Il faut aussi favoriser l’expression des personnels. Il faut que la direction entende et tienne compte de l‘analyse que font les météo de leur fonction et de leurs responsabilités, dans le cadre des missions des l’Etablissement. Ils y passent toute leur vie professionnelle. Peut-être est-ce ce qu’on leur reproche ?
A la DIROP un mouvement de contestation des prévisionnistes est en cours au niveau des formations Arome PI. Un témoignage de plus de la fracture apparue entre la direction et les personnels techniques, y compris les plus motivés pour faire progresser qualité et diversité des services rendus par l'Etablissement. Et cela alors même que le PDG appelle le personnel à contribuer aux évolutions qu’il entend conduire.
En l’absence de 3 des 4 OS représentatives, compte tenu des mouvements sociaux en cours et de l’absence d’experts, la CFDT-Météo juge les conditions défavorables à l’examen des points plans d'action mis à l’ordre du jour de ce CTSGS, et ne souhaite pas les traiter en séance.
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Après cette déclaration, les points à l'ordre du jour autres que les plans d'action ont été traités.
Points à l'ordre du jour :
- Formation (bilan annuel et programmation des formations 2016-2017)
- Exécution du budget 2015 et présentation du budget 2016 pour la DirOP, la DSM, et la DCSC.
- Modifications de postes :
     1. DirOP : point d’étape sur l’évolution du Labo et de MOP
     2. DSM : évolution des postes de soutien à la défense
     3. DCSC : recrutement d’un expert archive du climat à DCSC/MBD
- Rappel du calendrier et du traitement des demandes de télétravail
 

En raison du contexte d’incertitudes sur l’avenir du métier de prévisionniste à Météo-France dans la profonde réorganisation en cours, les formations au nouvel outil Arome-PI ont suivant les régions, soit été suspendues, soit ont lieu et sont l’occasion d’échanges entre prévisionnistes, soit avaient déjà été planifiées à des échéances plus lointaines.
Pour rappel, lors des deux sessions de formation de formateurs Arome PI/PE de janvier et février derniers, des doutes avaient déjà été émis : les deux nouveaux systèmes n’avaient pas fait leurs preuves sur les situations étudiées et demandaient une période d’étude plus longue, ainsi que des évolutions dans leur construction.
Nous avions pour la plupart d’entre nous participé activement aux différentes expérimentations Arome PI/PE en collaboration avec les équipes DIROP/Labo, PI et CNRM. Nos attentes étaient fortes quant à l’apport de ces nouveaux outils pour améliorer l’expertise du prévisionniste, en particulier dans l’anticipation et la gestion des situations à enjeux.
Les expérimentations et les deux sessions de formation avaient été l’occasion pour nous de formuler des critiques sur la maturité de ces deux nouveaux systèmes. Nous ne développerons pas ici les limites de la PE-Arome dont les formations ont été repoussées en 2017.
Pour le modèle de prévision immédiate à 6h, Arome-PI, outre le fait que l’outil ne se prête pas aisément au mode rejeu, plusieurs limites sont apparues : forte dépendance à l’ébauche Arome, difficultés à prendre en compte les observations et s’il y parvient, perte rapide de cette information pour se rapprocher d’Arome. Les conclusions des expérimentations étaient très mitigées. Depuis, pour préparer nos formations et les illustrer, nous avons étudié Arome PI de manière plus systématique. Pour l’instant, les conclusions restent inchangées, sans aucun exemple probant.

Arome PI a été déclaré apte pour le service au mois de mars (voir actualité intraMet du 23 mars 2016). De même, la PE-Arome passera opérationnelle fin 2016. Tant que ces nouveaux outils étaient présentés comme des outils complémentaires d’expertise pour le prévisionniste, les différentes limites que nous avons listées ci-dessus constituaient des freins à l’utilisation de ces outils par le prévisionniste, mais nous pensions qu’à force de les formuler, nos remarques seraient entendues et que les évolutions de ces outils dans les années à venir les corrigeraient peu à peu.
La décision prise de manière unilatérale d’automatiser notre base de données dans un avenir très proche jette un éclairage nouveau sur le sujet. Alors que, dans les différents discours de la direction, les attentes fortes des systèmes Arome PI/PE sont exprimées, leurs limites actuelles n’apparaissent jamais. De même, la place du prévisionniste et celle de l'expertise humaine sont profondément contestées : dans cette optique, l'objectif initial et le public visé par les formations Arome PI sont remis en cause.

Ainsi, nous sommes très inquiets quant à l’utilisation de ces outils dans une base toute automatique sans intervention humaine. L'inquiétude existe aussi sur la motivation future des agents, basée sur le volontariat, remettant en cause une réelle implication collective.
Nous demandons donc la suspension officielle de ces formations dans leur forme actuelle.

 

Ici le compte-rendu du CTSS DP tenus les 28 avril et 18 mai sur l’organisation des secrétariats après réorganisation de la DP.
Parmi les points essentiels :
- Communication concernant les agents de GCRI (plan de charge, formation, effectifs, etc.)
- Répartition des activités des secrétariats, au sein des nouvelles directions DirOP, DSM, DCSC
- Télétravail (état des demandes à la DP et suites données)
- Modifications de postes (des ouvertures ou des changements dans le cadre de la réorganisation)

Représentant CFDT : Jean-Luc Varron