Dossiers et revendications

Quelques extraits de l'interview pour laquelle nous proposons un lien :
Ce qui est incontestable, c'est que les inégalités que nous dénonçons depuis plusieurs années trouvent aujourd'hui une acuité supplémentaire. Ce serait une faute majeure de ne pas penser l'économie en y intégrant de vrais changements favorables à la transition écologique.
Cette crise met en lumière la dépendance extrêmement forte des entreprises à la puissance publique. Il ne faudra pas l'oublier.
Nous avons tous pris une grosse claque. Nous plongeons dans quelque chose que nous ne connaissons pas. Avec tous les risques que cela suppose pour la démocratie. La classe politique va être déterminante. Elle sera ou non à la hauteur. Cette crise va laisser des traces importantes, psychologiques, sociales et économiques. Si l'on veut en faire une opportunité, nous devons absolument sortir de nos pré-carrés, de nos vérités toute faites.

L'intégralité de l'interview de Laurent Berger publiée dans Ouest-France le 21 avril 2020 est ici en lien (agrandir à 100 % pour la lecture).

Par ailleurs, la CFDT s’engage résolument dans le monde de demain avec comme objectif un nouveau contrat social et environnemental permettant à nos concitoyens quels qu’ils soient, sans distinction, de vivre mieux, dans un monde meilleur. C'est l'objet du pacte du pouvoir de vivre porté par plus de 50 associations, et qui fait l'objet d'un tour de France. Les 66 propositions qu'il contient sont d'actualité et vont sans doute être complétées.
Le dialogue social sera le ciment de cette refondation.

Aux salariés d’Ile-de-France, du privé, fonctionnaires, ou contractuels, dans les domaines du transport et de l’environnement en Île de France, la CFDT propose ci-dessous en lien deux « QCM » (questionnaire à choix multiples), qui peuvent être remplis en 4 à 6 minutes.

- Un sur le Coronavirus en 14 questions (mais non anonyme) qui tente de déterminer les attentes de chacun vis à vis des responsables d’entreprise ou d’établissement : si possible avant le 11 mai et le début du dé-confinement : Lien questionnaire salariés COVID 19

- Un autre plus général, pour changer un peu de sujet « crise sanitaire » sur vos centres d’intérêts « politiques », qui permet de mieux cerner vos attentes vis à vis de la CFDT Transports et Environnement en Ile de France. 15 questions, en restant anonyme. Questionnaire pour des salariés et fonctionnaires du transport et de l'environnement d'IDF


Ce questionnaire sera clôturé automatiquement le 30 mai 2020

Les résultats des questionnaires seront communiqués.

Lors d'une (assez longue) déclaration liminaire au CT-EP de ce jour, la CFDT-Météo a formellement demandé à la direction de mettre en place 2 groupes de travail :
- l'un sur les mesures sociales
- l'autre sur la structure-cible (c'est à dire l'implantation territoriale à long terme) de Météo-France
La CFDT-Météo a aussi fait part de ses critiques sur l'état du dialogue social dans notre Etablissement mais nous avons aussi bien noté que le "COP" intégrait un passage sur ce sujet précis : « La conduite des évolutions d’organisation des services et des métiers de Météo-France nécessite une mise en œuvre adaptative et participative, tenant compte du contexte local au sein de chaque entité et s’appuyant sur un dialogue social de qualité avec le personnel et ses représentants. »
Ici en lien la déclaration liminaire de la CFDT-Météo (3 pages).

 

La nouvelle p-dg et la CFDT-Météo ont eu une réunion "bilatérale" le 19 septembre, l'occasion pour notre syndicat de la questionner sur son approche du dialogue social, sur le contenu de sa « feuille de route », l’évolution des métiers, notamment en prévision. Plus généralement, la CFDT a souligné que l’Établissement est depuis 2008 en réorganisation permanente sans aucune compensation concrète pour les agents.
La CFDT a en conséquence indiqué son vif souhait d'un protocole social, et concernant le corps des TSM, sa volonté d’un maintien du recrutement.
La CFDT a demandé à la p-dg ce qu’elle entendait par "proximité" pour ce qui concerne les implantations territoriales et sa position sur le sujet des centres montagne.
Les sujets RSE (responsabilité Sociale de l’Entreprise) et égalité hommes - femmes ont été abordés.

Ici notre compte-rendu sur 2 pages.
Avec une large place laissée aux propos de Mme Schwarz, nouvelle p-dg.

L'heure est grave ou risque de le devenir.
Météo-France a besoin d'un projet. Un projet à long terme, le projet de Contrat d'Objectifs et de Performance ne suffit pas et reste trop flou. Très peu de personnes ont lu ce COP ; il n'est pas encore public. Les représentants du personnel n'en ont disposé que quelques jours avant le dernier Conseil d'Administration. Nous y reviendrons plus tard.
Les auditeurs du fort instructif « audit de l'établissement public Météo-France » rendu à la ministre Ségolène Royal le 28 octobre 2016 l'indiquent : « baisse des effectifs et réorganisation détériorent le climat social. Peu de documentation existe sur les conséquences des réformes déjà engagées sur la performance de l’établissement. L’établissement est confronté à plusieurs défis dans les années à venir » et les auditeurs d'en lister quelques-uns (page 7 sur 101).
Puis de produire dans leur conclusion de leur résumé. Extrait (page 8) :
« Les personnels, les responsables politiques, les acteurs économiques et le public doivent disposer d’une vision plus claire de l’établissement tel qu’il devrait être dans dix ans. La traduction de cette vision d’avenir sur les compétences et le nombre des personnels de l’établissement à cette échéance, le cas échéant sous forme de scénarios, est à finaliser dans les deux prochaines années ».
Cette vision, plus étayée que les quelques pages de conclusions du chantier 8 (vision prospective) ; nous en avons besoin. Nous, personnels de Météo-France. Pour connaître notre avenir, et l'avenir de la science météorologique en France.

Cette vision permettrait de combattre des idées surannées que certain(e)s peuvent avoir des météorologistes.

Ainsi, une commentatrice passant à la télévision sur Arte - « 28 minutes » du jeudi 1ier décembre (23ième minute) -, Madame Stéphanie Matteudi (Institut Supérieur du Travail), assure :
« Il faut arrêter de penser « statuts, corps » et réfléchir sous la forme de métiers. Il y a des exemples dans le privé qui sont peut-être à prendre ; il y a une façon de gérer les emplois, les compétences, la mobilité, il y a des idées dans le privé, il y a des initiatives, il y a une gestion des emplois et des compétences, il y a des réformes qui sont faites dans certains secteurs.
Dans le service de météorologie, il y a trois personnes qui doivent relever les températures ! Alors que c'est fait par une machine. Mais quand même, il y a un statut qui prévoit qu'il y a trois personnes qui relèvent les températures.
Avouez que ce n'est pas normal. Ces personnes-là il faut s'en occuper, il faut s'occuper de leur emploi, de leur apprendre à faire quelque chose, par le biais de la formation notamment et par le biais de la concertation avec les partenaires sociaux. »
Quelle inculture ! Quelle caricature ! Qui confine à la mauvaise foi. Comment peut-on aboutir, en 2016, à des commentaires aussi navrants ?
C'est encore plus frappant quand on le regarde. La DG est avertie et va certainement reprendre contact avec cette dame.
Si les statuts des TSM mentionnent l'observation parmi certaines fonctions spécialisées, s'agit-il d'être « trois à relever les températures » ? Ou s'agit-il de missions exercées dans le domaine de la sécurité des personnes et des biens, si essentielles d'ailleurs que la direction est prête à y imposer la continuité de service, écornant le droit de grève... il en est ainsi des fonctions d'observation à Roissy. Est-ce une mission du corps d'être trois pour "relever des températures" à votre avis, Mme Matteudi ?
JC Mailly (secrétaire général FO), alors apostrophé sur les météorologues par le journaliste, indique ne pas savoir mais « ce que je sais, c'est que le nombre de personnes travaillant à la météo a fortement diminué ces dernières années, il y a eu quelques actions ».

Tout cela est anecdotique mais démontre que nous avons nécessité à nous valoriser. Nous allons devoir défendre nos fonctions, notre travail, et pour tout dire notre dignité.
Nous aurons besoin de repères, de vision. Nous aurons besoin de force. Rejoignez les représentants des personnels !

Vos messages sont les bienvenus : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

Sous-catégories