Une réunion avec l’administration a permis de faire un point sur les primes des TSM et des ITM le 3 mars dernier, dans la perspective d'évolutions prévues cette année 2021.

Les deux mesures essentielles que l'on peut retenir sont :
* La pénibilité des heures travaillées la nuit qui va être mieux reconnue (1000€ pour ceux qui font au moins 5 nuits dans l’année, 300 pour ceux qui font une à quatre nuits toucheront 300€).
* La « prime de recouvrement » qui est confirmée pour tous les agents occupant un poste correspondant à un corps de catégorie supérieur (un TSM occupant un poste ITM pour 800€/an, ou un ITM occupant un poste IPEF pour 1200€/an).

D’autres ajustements sont prévus ; l'engagement pris auprès de la CFDT-Météo en juillet 2019 d'une revalorisation des primes des techniciens de maintenance sera tenu et entrera en vigueur au 1/1/2021.

Ici notre compte-rendu de réunion sur 1,5 page.

Ce que l'on peut dire en conclusion de cette réunion du 23 février, et pour cette période de transition s’appuyant sur les textes réglementaires actuels, si les précisions données ont été les bienvenues (notamment les montants retenus pour l’indemnisation), quelques points restent à préciser. Le nouveau DRH, tout juste arrivé, doit y retravailler.
Toutefois la période de flou a beaucoup duré, la CFDT-Météo espère donc une présentation en CTEP de l’instruction sur le temps de travail à Météo-France modifiée au moins sur ce point, rapidement.

Ici en lien notre compte-rendu.

L’inflation de 2018 a entraîné une baisse de 1,2 % du salaire net moyen dans la fonction publique selon l’Insee, par rapport à 2017. Les météos n’échappent pas à cette baisse de pouvoir d’achat. En cause : le gel du point d’indice, des mesures du protocole sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR) repoussées d’un an par le gouvernement, et des primes qui augmentent peu.

Selon une note de l’Insee (21/07), le salaire net moyen des agents de la Fonction Publique de l’État (nous ! dans la "FPE") s’élevait à 2 573 euros par mois, tous statuts confondus. Un montant en baisse de 1,2 % par rapport à 2017 en euros constants, c’est-à-dire “corrigé de l’inflation” (1,9 %). L’Insee explique cette évolution par :
     - l’absence de revalorisation du point d’indice (après des hausses de 0,6 % en juillet 2016 et février 2017, liées à PPCR),
     - le gel pour une année des mesures du protocole (PPCR) pour un an par le gouvernement,
     - mais aussi, “dans une moindre mesure”, le rétablissement du jour de carence.

Baisse de 1,4 % pour les fonctionnaires, un peu moins pour les non-fonctionnaires (mais...)
Le salaire net moyen mensuel de l'ensemble des fonctionnaires s’établit à 2 744 euros, soit une baisse de 1,4 % (toujours en euros constants). Concernant les non-fonctionnaires (aux alentours de 2 100 euros nets), la baisse peut paraître moindre (- 0,6%) mais lorsque l’on neutralise l’impact de la chute du nombre de contrats aidés (- 42% en un an), en moyenne moins rémunérés, le salaire net moyen recule de 2,1 %.

Inégalités persistantes entre les femmes et les hommes
En 2018 dans la FPE, le salaire net moyen des femmes s’élevait à 2 425 euros, celui des hommes à 2 803 euros. L’institut précise que “les femmes ont plus fréquemment des parcours professionnels comportant des périodes de travail à temps partiel et/ou des interruptions de carrière” et qu’elles occupent également “plus souvent les postes les moins rémunérateurs”. Elles représentent 2/3 des enseignants dont le salaire est de 25% moindre que celui des non-enseignants en catégorie A (FPE).
A Météo-France, on retrouve des fonctionnaires : des « techniques » et des « administratifs » (communs avec la DGAC) et des non fonctionnaires. Concernant les premiers, nous avons mis à jour les caractéristiques des corps qui les composent dans notre rubrique « Statuts Carrières et Primes ». Cette rubrique commence d’ailleurs par un décryptage de la feuille de paye.

La stagnation des primes contribue aussi à la baisse de salaire
A la météo, si la partie « indiciaire » liée à la grille de référence du corps auquel appartient l’agent représente environ 2/3 de la paye, la partie « indemnitaire » liée aux primes reçues représente environ 1/3 de la paye. Là aussi, en euros constants, on constate une baisse (cf ces graphiques) comme nous l’avons fait remarquer à la direction de Météo-France pour appuyer nos revendications en matière de revalorisation des primes.

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Pour aller plus loin :
Quelques mots sur la réunion du 21 juillet 2020 sur les salaires dans la Fonction Publique avec la nouvelle ministre de la Fonction Publique (Amélie de Montchalin). Celle-ci a rappelé le contexte très particulier dans lequel se déroule ce rendez-vous salarial : la crise sanitaire, qui sera suivie d’une crise économique qui s’annonce très dure et qui rend plus que jamais nécessaire de concentrer « les efforts » sur celles et ceux qui vont être le plus touchés. D’ailleurs, la Fonction publique prendra sa part dans l’accès à l’emploi des jeunes.
La Ministre a entendu les attentes en matière de mesures générales (revalorisation du point d’indice notamment) mais a douché les espoirs de revalorisation générale (cf. article du Monde ici).
En première réaction aux mesures présentéesla CFDT a souligné que l’addition de mesures catégorielles ou ciblées ne peuvent constituer une politique de rémunérations satisfaisante.
La CFDT a souligné que la mise en œuvre de la dernière tranche de PPCR (pour les ITM, un échelon supplémentaire sera créé, tandis que pour les bas salaires des points d’indice doivent permettre de rester au-dessus du SMIC) est favorable aux agents mais ne constitue pas une mesure nouvelle à proprement parler.
La reconduction de la garantie du pouvoir d’achat (GIPA) est actée pour la fin du quinquennat, et la pérennisation du recalcul de l’Indemnité Compensatrice de la CSG est enfin acquise aux agents. Quelques autres mesures sont également positives (sur égalité professionnelle, la convergence indemnitaire, sur l’attractivité, sur l’action sociale interministérielle…).
La CFDT souhaite que la concertation sur la protection sociale complémentaire aille plus vite et comporte l’obligation pour les employeurs de participer à la complémentaire santé et prévoyance.

Côté ministère de la Fonction Publique, ont été mis en avant :
   - les mesures non prévues au rendez-vous salarial 2019 : la mise en place d’une prime exceptionnelle pour les agents mobilisés lors de la crise sanitaire (non mis en oeuvre à Météo-France, à ce stade), le remboursement des frais de repas pendant la crise ou encore les mesures de revalorisation des personnels hospitaliers. L'administration a mentionné la mise en place du « forfait mobilités durables », le développement de l’intéressement...
   - il a en outre été expliqué que les agents publics n’ont pas perdu de revenus pendant la crise sanitaire, même ceux restés chez eux durant le confinement via les autorisations spéciales d’absence.
Autant de raisons de refuser toute mise en œuvre de revalorisation générale.

Pour mémoire, les revendications CFDT (20 mai 2020)

 

Au-delà du souhait de revalorisation du point d’indice, quelques mesures spécifiques souhaitées par la CFDT-Fonction Publique sont présentées ci-dessous.

Pour l’égalité professionnelle :

  • des mesures sur l’amélioration des grilles de rémunérations des filières féminisées (corps et cadres d’emploi des filières médicales, paramédicales, sociales et médico-sociales)

  • des mesures sur les rattrapages des écarts constatés sur les montants indemnitaires,

  • des mesures portant sur l’amélioration des ratios de promotion

Pour ne laisser per­sonne dans la difficulté :

  • attribution de points d’indice pour revaloriser les plus bas salaires,

  • suppression du jour de carence,

  • actualisation annuelle de l’indemnité compensatrice de la hausse de la CSG (souvenez-vous, la CSG a augmenté dès 2017, il n’était prévu qu’une « compensation ponctuelle »...), cette revendication a été exaucée lors de ce rendez-vous 2020,

  • négocier la participation financière obligatoire des employeurs pour les mutuelles santé et prévoyance.

 

Au sujet de "la transition écologique" :

Ce samedi 26 septembre, si les conditions sanitaires le permettent, des marches pour le climat seront organisées de par le monde à l'initiative de collectifs citoyens. Les jeunes, notamment, aspirent à une action rapide permettant de contenir le réchauffement de la planète en dessous de 2°C voire 1,5°C. Compte tenu de l’enjeu, tous les acteurs sont concernés et chacun porte une responsabilité particulière. Les Etats bien entendu, chaque citoyen, mais également les entreprises, les administrations, le collectifs sociaux. Nous nous sentons grandement concernés. Conséquence, la CFDT-Météo a saisi la présidente-directrice générale par courrier écrit en collectif ici en lien en suggérant des actions pour améliorer la "performance environnementale" de Météo-France, et en lui demandant ce qui était d'ores et déjà mis en oeuvre ou prévu dans notre Etablissement.

Sa réponse  ici en lien est claire : en un mot, on y va.

A ce titre, chacun aura noté que Météo-France a lancé une démarche participative. La CFDT va faire remonter ses propositions via la plateforme et lors des échanges en Comité technique d'Etablissement, devant la direction générale.

 

Au sujet du RIFSEEP (les primes des personnels) :

Ca y est. Enfin, on touche au but. Ce lundi 28 septembre, le RIFSEEP commencera à être mis en paye. Il ne s'agira certes que des ITM mais c'est un premier pas et il faut saluer les collègues de la DRH qui se sont démenés pour que les payes intègrent et remplacent feu l'ITS sur les fiches de paie. Il y aura parfois de bons rattrapages, notamment pour certains collègues qui auraient dû toucher des ITS fonctionnelles ou primes informatiques à partir de juillet 2017 si on était resté dans l’ancien système ITS et qui en ont été privés.
Au-delà des rappels de paye (qui n'auront lieu que ce 28 septembre ! ce ne sera pas tous les mois), rappelons qu'uucun niveau de primes ne peut baisser : leurs montants mensuels devraient même tous augmenter, sans que ce soit mirobolant pour la majorité des agents (10 à 20 €).
En ce qui concerne les personnels communs avec l'aviation civile, le Complément Annuel est versé ce mois-ci. La DGAC a choisi une règle simple : 250 € pour chacun, quel que soit le grade, quel que soit le corps d’appartenance.

Ici notre compte-rendu complet (2,5 pages).

La réunion de ce 24 juin avec l’administration visait à étudier, discuter ses propositions concernant l’évolution du RIFSEEP, y compris pour les IPEF. Elle a porté essentiellement sur la mise en œuvre de la petite part complémentaire annuelle. La CFDT-Météo avait demandé à élargir les débats à l’ensemble des mesures (« mesures dites sociales ») réalisables via cette prime en faveur des agents.

Les résultats de la revalorisation des primes des TSM et ITM sont là, insuffisants :
A ce stade la direction propose donc :
    - 1 % d’augmentation d’IFSE en 2017,
    - puis 2 années blanches (2018-2019), à 0 % d’augmentation
    - puis une année 2020 à environ 1,5 % d’augmentation

Tout cela fait suite aux années blanches de 2015 et 2016  (voir le document ‘évolution des primes à Météo-France depuis 2014’) !
Pour donner un ordre d’idée, 1 % d’ITS,
c’est environ 250 000 € annuels pour les 2200 agents (TSM + ITM), soit entre 75 et 200 € annuels chacun, selon le corps et le grade.

Le RIFSEEP a été mis en place en 2017, qu’est-il prévu pour le CIA de 2017-2018-2019 ?
Nous demandons, a minima, l’avancement de l’augmentation de l’IFSE à 2019 et la mise en place du CIA dès 2017, puisque cela est prévu dans les textes.

Suite à nos demandes et à celles d’autres représentants du personnel, une nouvelle version des propositions de la direction nous sera soumise, pour vote, au CTEP du 09 juillet prochain.