Une pétition contre la suppression programmée des postes météos permanents du Météosite du Mont-Aigoual dans les Cévennes, est ici en ligne. Ce site sera un centre de sensibilisation aux changements climatiques.

La Direction a fait pression sur les personnels afin que cette pétition soit retirée. En réponse, les syndicats appellent à signer la pétition massivement.
La réaction des syndicats est unanime et argumentée dans le texte ici en lien. Solidarité avec les personnels de l'Aigoual !


Rappelons que l'Aigoual constitue le dernier observatoire météorologique en activité de montagne en France, doté d'un parc à instruments moderne permettant de tester des appareils de mesures en conditions extrêmes. Il est fréquentée par plus de 80 000 personnes chaque été pour visiter le musée et l'exposition associée.
Le personnel de Météo-France y est chargé du travail scientifique spécifique à toute station météo.
L'observatoire est jusqu'ici occupé jour et nuit par un technicien et un ouvrier. Le travail quotidien de l'observatoire consiste à observer le temps de façon continue et à élaborer des prévisions fines sur le massif.

Par la réunion du 04 avril, les discussions sur les temps de travail ont débuté entre la direction de Météo-France et les organisations syndicales.
Un objectif prioritaire de la direction apparaît clairement : repousser les limites de temps de travail hebdo de 49H jusqu'à 60H pour les services postés, et même jusqu'à 72H pour "Météo-France Sport". La direction vise aussi des débuts de vacations de prévision-conseil à 5H du matin, qui se termineraient à la mi-journée. Elle envisage de compléter par de l’astreinte pour certains après-midis. Et elle entend imposer le système "cadres autonomes" à tous les chefs de division, y compris ceux qui n'ont aucune autonomie ou presque.

Ainsi, la direction réunit tous les ingrédients pour rendre la plupart des collègues corvéables et malléables à merci, sans compensation aucune.

Nous nous opposerons aux projets tels que formulés actuellement. La CFDT-Météo propose des alternatives, par exemple un système pivot de 39 heures avec plus de JRTT, ou un système de reconnaissance des heures supplémentaires valables y compris pour les services postés.

Pour éviter une désorganisation générale de l'Etablissement liée à la diminution drastique des effectifs, la DG doit écouter les personnels, travailler avec eux, non pas contre eux, et négocier des accords. Il en va du bon fonctionnement de Météo-France, « une pépite » selon les propres mots du président-directeur général.

Au dernier Comité Technique Ministériel, s'adressant à la secrétaire générale du ministère, la CFDT a inclus dans sa déclaration préalable un passage sur Météo-France :

Concernant Météo-France, des baisses d'effectifs successives ont lieu depuis 10 ans. Un agent sur deux partant à la retraite non remplacé dès 2007, 8 sur 10 non remplacés depuis 2013. Une petite inflexion pour 2017 ramène la baisse à 6 sur 10 non remplacés.
De surcroît, la direction de Météo-France vient d'annoncer de manière unilatérale la disparition à moyen terme de 70 % des centres territoriaux. Pourtant, le ministère nous avait indiqué ne pas être demandeur. Est-ce vrai ? Si oui, où en est la concertation prônée par la CFDT?
Il n'est apparu aucun espace de discussions concernant le Contrat d'Objectif et de Performance qui sera présenté ce vendredi 25 novembre au Conseil d'Administration de Météo-France.
Si l'on ajoute à tout cela l'absence totale de mesures catégorielles pour 2015 et pour 2016, on comprend bien que le moral des agents de Météo-France soit au plus bas.

Cette déclaration fait suite à nos entrevues cet été avec des contacts au ministère. C'est une partie de notre offensive pour défendre au mieux les implantations territoriales ; la CFDT-Météo vise une négociation avec la direction.

L'intersyndicale de Météo-France a souhaité rappeler :
- à la direction, qu'il fallait apporter une attention particulière aux agents "restructurés" (issus des centres ayant fermés), ici un courrier des secrétaires généraux au p-dg
- aux personnels qu'ils peuvent se rapprocher de leurs représentants en cas de dysfonctionnement des services, car la direction a tendance à s'appuyer sur les agents localement pour mettre en oeuvre des solutions palliatives à la pénurie. Ici l'article "La direction doit assumer ses responsabilités dans les réorganisations"

 

 

 

 

 

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