Ce Comité Technique du 15 mai a été l'occasion d'un point général :
- sur l'avancement de la rédaction de la réponse au ministre concernant l'application d'Action Publique 2022 à Météo-France
- sur la restructuration à venir, notamment concernant le volet production, pour lequel les récentes évolutions en DIR ont été présentées
- sur les restructurations des services administratifs.

Ici notre compte-rendu, avec toute la dernière page (n°4 sur 4) consacrée aux services administratifs.

Sommaire complet :
Des changements de fonction pour de nombreux agents
L'implantation territoriale
Les critiques envers la fin de l’expertise locale et l'automatisation
Des prévisionnistes régionaux (PR) viendraient en soutien des CPR
En phase transitoire, des tableaux de bords gloubis-boulgas ?
Les perspectives en terme de besoins en production sont étudiées
Enfin, un point rapide sur l'accompagnement des agents (« ARIANE »)
Et un focus sur l'évolution des services administratifs

En lien notre compte-rendu du CT Météo-France du 4 mai.
Les discussions ont principalement porté sur la mise en oeuvre du RIFSEEP (au 1ier juillet 2017) pour les ITM et TSM, sur lequel vous pourrez lire 2 pages d'explications du dispositif, avec ses différences par rapport au régime d'ITS existant.
Les autres sujets traités étaient essentiellement : la centralisation de la production aéronautique, la révision du nombre de CTSS à partir de 2019.

Vous trouverez ici en lien notre compte-rendu du Comité Technique Météo-France du 30 janvier 2018.

Au menu : les effectifs 2018, la centralisation de la production régionale aéro, les décisions retenues sur l'organisation de la production Marine, un point sur les futurs ITM Hors Classe, les comptes personnels d’activité et de formation, une « charte sur les réseaux sociaux » et la mise en oeuvre d'un « décryptage des données Internet par proxy ».

A noter : au Comité Technique du Ministère (CR CFDT ici en lien) du même jour, des discussions ont eu lieu sur Action Publique 2022 concernant Météo-France, la CFDT y a apporté son point de vue. Par ailleurs, on retrouve dans la déclaration liminaire de la CFDT une interpellation de la SG du ministère sur un arrêté attendu pour les primes ITS de certains TSM : cf. page 2 sur 7 du CR CFDT.
Le cas de PPCR appliqué aux chargés et directeurs de recherche a été abordé à ce "CTM".

Ici en lien notre compte-rendu.
Au sommaire de ce comité technique qui a vu passer 3 avis unanimes négatifs (d'où une reconvocation des représentants des personnels pour le 4 mai):
- L'organisation des services rendus à l’aéronautique va se centraliser
- Un court point d’étape concernant le programme "Action Publique 2022"
- La direction donne le coup d'envoi à la mise en œuvre du RIFSEEP à Météo-France
- Les décision de désignation des fonctions (postes) CUT chez les ITM
- Une évolutions du mode opératoire relatif à la continuité du service en cas de grève
- Les attributions et l’organisation de l’École de la météorologie évoluent à la marge
et la composition des Comités Techniques qui va être modifiée.

L'ensemble des représentants des personnels avaient demandé de faire un état des lieux sur les difficultés de fonctionnement des régions (DIR).
La direction générale (DSR) avait proposé une réunion préparatoire puis un point dans un CT-EP. La CFDT-Météo étant la seule d'accord, il n'y a pas eu de réunion préparatoire, le CT-EP s'est déroulé directement sous la présidence du p-dg. La DSR a déroulé sa présentation (non communiquée à l'avance, "terminée la veille au soir"). Vous pouvez trouver cette présentation ici en lien.
La réunion a duré plus de trois heures. Peu de concret en ressort. Le p-dg reconnaît que la direction n'est pas "toujours bien synchronisé entre l'avancée des projets et l'accompagnement" lorsqu'on évoque les soucis de formations, les multiples soucis rencontrés avec de très nombreux outils.
Du côté des personnels administratifs, le secrétaire général explique "partir en campagne", pour se rendre compte des difficultés rencontrées et apporter sa vision des choses. En DIRSO, nous demandons de pourvoir un poste administratif de proximité, quitte à ce qu'il soit précisé dans la fiche de poste que l'agent devra à terme rejoindre un Centre de Services Partagés "CSP" (donc travailler à distance pour d'autres services).

Il n'a pas été facile de se cantonner aux difficultés des DIR sans évoquer l'avenir. D'ailleurs, la CFDT-Météo a réitéré sa demande d'un groupe de travail sur la carte cible des implantations de Météo-France. DSR/D a répondu que "le travail en étoile n'est pas une fin en soi, c'est un accompagnement social. La fin en soi, c'est le regroupement en DIR". 36 centres météos sont menacés sur 48. Si la DG confirme qu’elle ne forcera personne à partir, même "pour 40 ans" (sic), en revanche, elle confirme aussi vouloir faire partir le maximum de personnes, et elle va doubler leurs points pour les y encourager... Eteindre les étoiles ou "faire pâlir les étoiles" (sic), la nuance nous paraît très ténue.
La CFDT propose qu’on réoriente les missions des centres, avec une expertise locale axée sur la vigilance infra-départementale, avec du  conseil de proximité, un développement de missions de service / consultance auprès des acteurs publics, privés et du grand public, des études sur le changement climatique et l’adaptation nécessaire, et des activités  commerciales. Il est faux d'affirmer que le travail sera aussi bien fait de Toulouse ou de Petaouchnok.
En outre, pourquoi se priver d'une expertise locale alors que le travail en réseau se développe ? pourquoi ne pas profiter des pôles qui resteront (pour les maintenances) ? Pourquoi déconstruire un réseau territorial qui reste de toute façon a minima pour les maintenances ? Quels en sont les gains ? La CFDT-Météo est résolument contre la disparition de 2/3 des 48 centres météos existants. Certains centres resteraient attractifs s'ils n'étaient pas menacés.
Un prévisionniste de la DIRSE a mis en avant que le territoire DIRSE est trop grand pour faire un travail de qualité en sous-effectifs chroniques - et qui a souligné que Toulouse qui assure la prévision J2/J3, cela n'est satisfaisant pour personne -. Le p-dg reconnaît qu'il "faut des ressources sur place tant qu'il n'y a pas autre chose" (autre chose = l'automatisation ?), et qu'il faut "des PAR qui deviendront des prévisionnistes conseil".
Le p-dg insiste au final beaucoup sur les "reconversions nombreuses" qui attendent l'Etablissement, "ce sera un défi" conclut-il.

Un point intéressant est que le p-dg promet de ré-éditer un tel CT-EP "tous les trois mois".