La direction de Météo-France a engagé depuis début 2017 (après qu'un rapport sur les temps de travail a été rendu dans le cadre du "chantier stratégique n°10") des réflexions sur l'organisation des temps de travail. Des groupes de concertation se sont tenus entre direction et organisations syndicales, et les débats ont été scindés en deux parties.
La première partie a plutôt concerné les personnels en horaires de bureau mais aussi certains points du travail de nuit, tandis que la seconde partie a été liée à la future organisation des services de prévision en région.

La première partie a abouti à des textes que la direction a soumis à l'avis des représentants des personnels en janvier 2019 (systèmes pivot, missions, cadres autonomes mais aussi fusion IPHA/BHI et compensations pour travail de nuit). Les décisions contenues dans ces textes seront pour la plupart applicables début 2020, mais certaines le sont déjà.

La seconde partie fera l'objet de débats tout au long de l'année mais un point de rendez-vous important est fixé au 9 juillet où l'organisation du poste "Météo-Conseils" sera présentée en Comité technique de Météo-France (CTEP). Des textes seront ensuite finalisés pour devenir réglementaires.

Nous vous proposons ici en lien un résumé des débats ayant eu lieu et de ceux qui se poursuivent actuellement.

La CFDT a été largement présente et visible le 9 mai, et c’est une fierté. Aujourd’hui, il nous appartient d’être aussi exigeant dans le bilan de cette journée que dans notre travail revendicatif. Depuis 15 mois, notre participation active à la concertation, notre participation active aux instances consultatives, notre travail d’amendements, notre travail en direction des parlementaires méritent d'être soulignés. Ils ont fait qu’aujourd’hui nous sommes l’organisation qui a obtenu le plus. 

Exemple : la mise en œuvre d’une indemnité de fin de contrat, malgré ses insuffisances, en est un signe tangible parmi d’autres. Dès le 2 mai, à l’ouverture des travaux de la commission des lois à l’Assemblée nationale, le Gouvernement prenant l’engagement de déposer un amendement en ce sens. 

Mais ce n’est pas assez ! Ce projet de loi n’est pas satisfaisant, il fait l’objet de nombreux désaccords avec le gouvernement. 
Nous continuerons de les dire, et nous continuerons de porter nos revendications concrètes, dans l’intérêt des collègues, pour une fonction publique socialement responsable envers ses travailleurs, pour des services publics de qualité. 

⚠️Nous savons aussi que les préoccupations des agents publics portent sur notre pouvoir d’achat. C’est la raison pour laquelle la CFDT Fonction Publique appelle le sec d'Etat Olivier Dussopt à confirmer rapidement la tenue d’un rendez-vous salarial avant l’été.

 

Eric Coquerel est député (La France Insoumise) membre de la commission des finances et rapporteur spécial sur le projet de loi de finances, et notamment sur le budget de Météo-France.
Il a souhaité rencontrer les représentants syndicaux pour recueillir leurs avis sur la situation actuelle de Météo-France ; un entretien s'est déroulé avec une délégation de représentants des personnels de Météo-France (dont 3 de la CFDT-Météo). Ici notre compte-rendu.

La CFDT est une organisation syndicale qui prône le dialogue et la négociation. Ainsi, elle appelle à la grève si tous les autres moyens de concertation n’ont pas abouti. En outre, sur le projet de loi “ Transformation de la Fonction Publique ”, c'est clairement le cas.
Pour peser plus et mieux, l'appel à la mobilisation et à la grève est tout aussi clairement unitaire : ici en lien l'appel à se mobiliser des 9 organisations représentant l'ensemble des fonctionnaires (et ici celui des 6 organisations syndicales de notre ministère - transition écologique et solidaire -).

Pour le respect de nos missions et de notre statut
La CFDT a participé jusqu’au bout aux discussions sur le projet du Gouvernement. Une centaine d’amendements ont été déposés mais force est de constater que malgré quelques avancées, le Gouvernement est resté enfermé dans le cadre très idéologique qu’il avait défini. Il a notamment refusé :

  • de revenir sur la fusion des CT (Comités Techniques) et des CHSCT (Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail) ainsi que sur la réduction des compétences des CAP (Commissions Administratives Paritaires)

  • de restreindre le recours aux contrats et de prendre des mesures pour limiter la précarité

  • de rendre obligatoire la participation des employeurs à la protection sociale complémentaire

Devant des avancées bien insuffisantes, la CFDT a voté contre ce projet qui sera à l’Assemblée nationale à partir du 13 mai 2019.
Lire le décryptage complet du texte par la CFDT. L'appel à la mobilisation spécifique à la CFDT qui en découle est ici.

Si le 9 mai doit avant tout permettre de peser dans le débat parlementaire, c’est aussi l’occasion, pour les 5,5 millions d’agents, fonctionnaires et contractuels, d’exiger le respect de leurs missions et de leur statut.

 

L’avant-projet de loi de « Transformation de la Fonction Publique » a été présenté les 13 et 14 février. Ici la communication du gouvernement - via la direction générale de la Fonction Publique -.
Après avoir obtenu des avancées en faveur des agents tout au long de l'année 2018, la CFDT a voté contre ce projet, aux instances supérieures de la Fonction publique et à l’issue de 14 heures de débats, vendredi 15 mars 2019.


Ici 1 page de précisions sur le sujet.


Pour ceux qui voudraient des détails, nous tenons à disposition les 33 articles de loi, les 94 amendements déposés par la CFDT pour les passionnés, les détails des votes, etc. etc. Le Gouvernement :
   - a refusé de revenir sur ses positions concernant les CAP ou concernant la fusion des CT et des CHSCT,
   - a refusé de restreindre le recours au contrat,
   - n’est pas allé suffisamment loin sur la lutte contre la précarité, ni sur les mesures encadrant le contrat de mission,
   - et ne s’est pas engagé à rendre obligatoire la participation des employeurs à la protection sociale complémentaire.
Un communiqué de 2 à 3 pages de l'agence de presse AEF décrit les 14h de débats.