L'actualité de Météo-France, vue par la Cfdt-Météo

Vous avez été nombreuses et nombreux à répondre au questionnaire sur le temps de travail que nous vous avons soumis l'été dernier et nous vous en remercions. Grâce aux 825 participant-e-s à cette enquête et une diversité des profils très représentative de l'ensemble des personnels de Météo-France, nous disposons ainsi d'une photographie fort instructive sur laquelle nous pouvons nous appuyer pour vous défendre.
En cette période trouble pour l'établissement, et face aux projets funestes de la direction concernant plus particulièrement le temps de travail, c'est un outil précieux pour identifier les problématiques que vous rencontrez, affiner nos analyses et confronter la direction aux réalités.

Nous publions ici les résultats bruts* de cette enquête.

Encore un grand merci à toutes et tous.

*ces résultats chiffrés sont complétés par vos réponses ouvertes. Pour des raisons de lisibilité, ces réponses ouvertes ne sont pas reproduites dans ce document.

Vous trouverez ici en lien notre compte-rendu de la réunion du 13 mars 2018 sur les temps de travail à Météo-France.
La direction continue de présenter ses projets de réforme : cette réunion était axée sur les astreintes. La CFDT n'est pas demandeuse de ce type d'organisation du travail, mais s'il est mis en place, les agents doivent pouvoir en tirer avantage. Les prochaines réunions sont prévues le 23 mai puis le 12 juin avant un premier débat en CTEP le 5 juillet sur l'ensemble des sujets liés au temps de travail.

La CFDT-Météo appelle les collègues à faire grève le 22 mars.
 
Ce 22 mars, le taux de grévistes à Météo-France devra être bien supérieur à celui qui sera constaté dans la fonction publique. Les raisons sont nombreuses.
 
Plutôt que de déposer un préavis de grève auprès du p-dg de Météo-France, nous visons le ministre du MTES (Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire) afin de lui exposer le cas de Météo-France. Ainsi l'envoi du préavis de grève la CFDT du ministère évoque explicitement Météo-France, et nous serons dans la délégation qui sera reçue au ministère. Notre objectif est de peser sur les discussions en cours concernant Action Publique 2022 (AP2022).
Nos revendications sont multiples mais les deux principales sont :
- conserver un réseau d'implantations territoriales de Météo-France plus large que celui que ne laisse entrevoir la DG de Météo-France
- conserver la possibilité d'expertise humaine sur la prévision amont
 
Nous sommes bien entendu opposés aux réductions d'effectifs. Nous réclamons une réelle écoute du ministère et de la DG sur les décisions envisagées :
- nous dénonçons une centralisation trop massive sur les services toulousains, et le recours à outrance à l'automatisation
- nous exigeons que les conditions de travail ne se dégradent pas (cf. notamment la mise en place précipitée des mutualisations, des centres de services partages, les CSP)
- nous revendiquons des compensations salariales à la hauteur des enjeux
- nous souhaitons lutter contre le climat anxiogène et source de souffrance dans l'Etablissement, aggravé par des réorganisations annoncées mais encore très floues.

La méthode suivie par la direction de Météo-France qui consiste à décider en amont puis communiquer "verticalement, du haut vers la météo d'en bas" n'est pas satisfaisante. Le projet ne fédère pas. Cette méthode a d'ailleurs les mêmes défauts, c'est à s'y méprendre, que la méthode du gouvernement qui consiste à tout régler sans débat (cf. notamment les "ordonnances").
La loyauté concernant la concertation pourra se mesurer : nous regarderons l'écart entre la proposition de départ du patron et la proposition finale qui sera retenue.
 
A l'heure actuelle, les annonces de la direction de Météo-France, la méthode suivie, nous incitent à demander à tous les collègues de ne pas rester les bras croisés ce 22 mars.