L'actualité de Météo-France, vue par la Cfdt-Météo

Malgré une abstention très forte, malgré des votes blancs et nuls à un niveau record, le front républicain (ou ce qu'il en restait) a élu Emmanuel Macron à la tête de l'Etat, contre une candidate FN qui a réuni près de deux fois le nombre de votes obtenus par son père il y a quinze ans.
C'est donc une victoire pour ceux qui ont appelé à voter, contre Mme Le Pen et donc pour M. Macron. La CFDT (nationale) l'a fait, elle s'inscrit depuis toujours contre le Front National,. Elle l'a fait sans que cela vaille accord* avec le programme proposé par le candidat Macron.
Cette victoire du front républicain laisse désormais place à une nouvelle donne, et, sous peu sans doute, à de nouvelles discordances. M. Macron a fait figurer dans son programme la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires dont 50 000 dans la fonction publique d’État, tout en promettant des recrutements dans la police, la gendarmerie, l'éducation. Quid de la météo ?
Par ailleurs, s'il a envoyé un gentil courrier vers ses "anciens collègues" fonctionnaires avant le premier tour, il n'en est pas moins favorable à la remise en place d’un jour de carence en cas d'arrêt maladie, il souhaite développer la rémunération au mérite, veut cantonner le travail des représentants des personnels uniquement sur le collectif (et plus l'individuel), etc.
Autant de thèmes qui doivent être discutés, négociés, et qui incidemment, pourraient encore détériorer les conditions de travail des personnels de Météo-France.
La CFDT répète qu’il faut délivrer les fonctionnaires de leur statut de bouc-émissaire national des maux du pays. La fonction publique a besoin de lieux ouverts de négociations au plus près des agents. La CFDT rencontrera les membres du gouvernement, la CFDT-Météo se rapprochera de la CFDT du ministère pour présenter la situation de Météo-France au prochain ministre qui aura notre Etablissement dans son "portefeuille". Des combats seront à mener, des propositions comme des contre-propositions à formuler, en fonction de la concertation qui sera conduite.
Dans l'attente, vous trouverez ici en lien une interview de M. Macron, réalisée en avril par le magazine "Acteurs Publics" ; nous avons surligné les questions qui nous ont semblé les plus intéressantes ou les plus en lien avec Météo-France.

* c'est le sens de la lettre ouverte de Laurent Berger, SG de la CFDT, lettre publiée dans le journal Le Monde, ici en lien et se concluant par : « La CFDT ne sera ni un allié docile, ni un opposant de principe, mais une organisation syndicale qui assume en toute indépendance son rôle de contre-pouvoir et de contributeur à l'intérêt général ».

Voici ici en lien quelques éléments parmi les plus importants rapportés de la discussion entre l'ancienne DRH de Météo-France et la CFDT-Météo dans le cadre du chantier 10 - partie « organisation des temps de travail à Météo-France ». L'ancienne DRH chargée du rapport sur ce chantier a en effet proposé aux organisations syndicales un entretien sur ce sujet avant une présentation le 24 janvier prochain au Comité Technique d'Etablissement présidé par le p-dg.

Au 12 janvier au soir, nous ne disposons pas de ce rapport.

 

Alors que les attaques contre les fonctionnaires se multiplient, la CFDT choisit de rappeler, chiffres à l'appui, quelques faits pour dépasser les stéréotypes, avec un tract "Vrai Faux" sur la Fonction publique :

Vrai Faux - stop aux idées reçues sur la Fonction publique

Pas mal !

Texte envoyé à la presse :Les fonctionnaires coûtent-ils trop chers ? Sont-ils trop nombreux ? Sont-ils mieux payés que les salariés du privé ? Partent-ils plus tôt en retraite ? Leurs pensions de retraite sont-elles plus avantageuses ? Etc., etc.
VRAI ou FAUX ? Alors que les attaques contre les fonctionnaires se multiplient, la CFDT choisit de rappeler, chiffres à l’appui, quelques faits pour dépasser les stéréotypes (le Vrai-Faux en pièces jointes).
Au lieu de répondre dogmatiquement à ces questions, le véritable enjeu, notamment à l’occasion de l’élection présidentielle, est de se demander collectivement quelle action publique voulons-nous et quelles finalités souhaitons-nous atteindre en matière de développement, de cohésion, de sécurité ou encore d’éducation.
Cela implique des moyens humains et financiers qu’il faut politiquement et concrètement mobiliser. Ils sont la nécessaire traduction de nos choix démocratiques.
Quant au statut de « fonctionnaire » souvent remis en cause, il est avant tout protecteur de l’État, des collectivités et des citoyens. En quelques mots, il est le moyen de garantir la continuité de l’État et des services publics. Par les obligations faites aux fonctionnaires, le statut permet d’assurer la neutralité et l’impartialité des services publics ainsi que leur présence sur le territoire, notamment dans les régions les moins attractives.